En résumé : les 5 choses que les touristes auraient voulu savoir

  1. Le réseau de trains de Tokyo est complexe — mais tout à fait gérable avec une carte IC et Google Maps
  2. Il n’y a presque pas de poubelles publiques — prévoyez un petit sac pour vos déchets
  3. Les trains sont silencieux — ni appels téléphoniques, ni conversations animées, ni repas dans le wagon
  4. Les commerces ferment plus tôt que prévu — surtout à Kyoto et en dehors du centre de Tokyo
  5. Quelques mots de japonais font toute la différence — même un simple « arigatou » change la qualité d’un échange

D’après les conversations avec plus de 1 000 participants venus de plus de 50 pays dans notre cours de cuisine à Tokyo.

Nous animons un cours de cuisine à Tsukishima, au cœur de Tokyo. Après chaque session, notre équipe s’installe avec les participants autour d’un verre de sake et les interroge sur leur séjour. Une question revient à chaque fois :

« Qu’auriez-vous aimé savoir avant de venir à Tokyo ? »

Au cours des deux dernières années, nous avons recueilli des centaines de réponses auprès de visiteurs représentant plus de 50 pays. Certaines nous ont surpris. Beaucoup revenaient sur les mêmes thèmes. Et toutes venaient d’une expérience vécue — pas de blogs de voyage, pas de guides touristiques, mais de personnes qui avaient arpenté les rues de Tokyo pour la première fois.

Voici ce qu’ils nous ont dit.


Les réponses, en chiffres

Nous avons regroupé toutes les réponses par thèmes. Voici ceux qui sont revenus le plus souvent :

ThèmeFréquenceCommentaire type
Trains et transportsTrès fréquent« Le métro est d’une complexité déconcertante »
Absence de poubellesTrès fréquent« Où est-ce qu’on jette ses déchets ? »
Codes sociaux implicitesFréquent« Personne ne nous avait dit que les trains étaient totalement silencieux »
La langueFréquent« J’aurais voulu apprendre quelques mots de base »
Horaires des commercesOccasionnel« Tout fermait à 17 h à Kyoto »
Nourriture et restaurantsOccasionnel« On ne savait pas qu’on pouvait si bien manger dans les konbini »

Passons-les en revue un par un.


1. Le réseau de trains de Tokyo, une complexité qui surprend

C’est la réponse la plus fréquente, de loin. Des participants venus de New York, Londres ou Paris — des villes avec leurs propres réseaux complexes — ont tout de même été surpris par le système ferroviaire tokyoïte.

Ce qui les a déstabilisés :

  • Plusieurs compagnies exploitent des lignes différentes. JR, Tokyo Metro et Toei Subway sont des réseaux distincts, avec des plans distincts. Une même station peut être desservie par les trois.
  • La gare de Shinjuku compte plus de 200 sorties. Elle revient systématiquement dans les témoignages comme l’endroit le plus déroutant de Tokyo.
  • Aux heures de pointe, les trains sont bondés. Entre 7 h 30 et 9 h 30, le niveau d’affluence dépasse ce que la plupart des visiteurs ont jamais connu.
  • Acheter le bon billet semblait compliqué au début, surtout pour le Shinkansen (train à grande vitesse).

Ce qu’ils auraient voulu faire :

  • Obtenir une carte IC dès l’arrivée. Suica ou PASMO — un seul tap pour prendre presque n’importe quel train, bus ou payer en konbini. Disponible dans toutes les gares ou sous forme d’application mobile. Caution de 500 ¥.
  • Utiliser Google Maps pour les itinéraires. Il gère très bien le réseau multicompagnies, avec les correspondances et les numéros de quai.
  • Éviter les heures de pointe si votre planning le permet. Les trains en milieu de journée et en soirée sont nettement plus confortables.

Un participant venu du Texas nous a dit simplement : « Les trains sont parfaits. Le seul défi, c’est de savoir lequel prendre. »


2. Presque pas de poubelles publiques

Cela surprend presque tous les visiteurs. Tokyo est l’une des villes les plus propres au monde, et pourtant les poubelles publiques sont quasi inexistantes.

Pourquoi ? En résumé : une combinaison de l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995 (après lequel de nombreuses poubelles publiques ont été retirées pour des raisons de sécurité) et d’une norme culturelle qui consiste à remporter ses déchets chez soi.

Ce que les visiteurs nous ont dit :

  • « J’ai marché une heure avec un gobelet de café vide dans la main. »
  • « Où est-ce qu’on jette ses déchets ? »
  • « J’ai fini par glisser un sac plastique dans ma poche, uniquement pour les déchets. »

Conseils pratiques :

  • Les konbini (7-Eleven, Lawson, FamilyMart) ont des poubelles à l’intérieur ou devant leur entrée. Elles sont toutefois réservées aux emballages achetés dans ce magasin — jeter des déchets extérieurs dans leurs poubelles est considéré comme impoli.
  • Certaines stations de train disposent de bacs de tri sur le quai.
  • Glissez un petit sac dans votre sac à dos. C’est ce que font naturellement la plupart des Japonais. C’est la solution la plus simple.

3. Les règles implicites que personne ne vous dit

Plusieurs participants ont évoqué un sentiment d’incertitude face à l’étiquette — non pas parce que les Japonais sont stricts, mais parce que ces règles restent invisibles jusqu’au moment où on les enfreint par inadvertance.

Les points les plus fréquemment mentionnés :

Dans les trains :

  • Les trains sont silencieux. Ce point a régulièrement surpris les visiteurs. Pas d’appels, pas de conversations à voix haute, pas de repas dans le wagon. Une participante australienne nous a confié : « Le silence était inconfortable au début, puis j’ai réalisé à quel point c’était reposant. »
  • Les sièges prioritaires sont pris au sérieux. Même les jeunes préfèrent rester debout plutôt que de s’y asseoir.

Dans les escalators :

  • On se tient à gauche à Tokyo (à droite à Osaka). Plusieurs participants ont trébuché sur cette règle, au sens propre comme au figuré.

Dans les sanctuaires et les temples :

  • Comment prier dans un sanctuaire — deux révérences, deux battements de mains, une révérence. De nombreux participants auraient aimé le savoir avant leur visite. (Anecdote : notre atelier de cuisine possède son propre kamidana traditionnel — un autel shinto fabriqué à la main par un artisan charpentier d’Ise.)
  • La différence entre un sanctuaire et un temple — les sanctuaires ont des torii (shinto), les temples abritent des statues de Bouddha (bouddhisme).

À table :

  • Slurper son ramen est encouragé. Les participants de notre cours de cuisine ont été soulagés de l’apprendre. C’est un signe qu’on apprécie le plat.
  • Manger en marchant est généralement évité au Japon, même si certains quartiers touristiques comme Tsukiji font exception.

4. Quelques mots de japonais changent tout

Beaucoup de participants nous ont dit qu’ils auraient aimé apprendre au moins quelques mots de japonais avant d’arriver.

La réalité : on peut se débrouiller à Tokyo sans parler un mot de japonais. Les panneaux dans les gares sont en anglais, les menus affichent souvent des photos, et Google Traduction fonctionne bien. Mais les participants qui connaissaient quelques expressions ont systématiquement rapporté des échanges plus chaleureux.

Les expressions que les visiteurs ont trouvées les plus utiles :

JaponaisPrononciationSignificationQuand l’utiliser
ありがとうarigatouMerciPartout, constamment
すみませんsumimasenExcusez-moi / PardonPour attirer l’attention, s’excuser
お願いしますonegaishimasuS’il vous plaîtPour commander, faire une demande
いただきますitadakimasuJe reçois ce repas avec gratitudeAvant chaque repas
ごちそうさまでしたgochisousama deshitaMerci pour ce repasAprès avoir mangé

Plusieurs participants ont mentionné que dire « itadakimasu » avant un repas provoquait de vrais sourires de la part du personnel. C’est un signe de respect envers la nourriture et ceux qui l’ont préparée.


5. Les commerces et restaurants ferment plus tôt que prévu

Cela a pris de court de nombreux visiteurs, surtout ceux qui viennent de villes où l’on dîne à 21 h.

Ce qu’ils nous ont dit :

  • « À Kyoto, tout fermait à 17 h et on n’avait pas encore mangé. »
  • « On avait prévu de faire du shopping après le dîner, mais les grands magasins étaient déjà fermés. »
  • « Pendant la semaine du Nouvel An, la moitié de Tokyo était fermée. »

Repères généraux :

Type d’établissementHeure de fermeture habituelle
Grands magasins20 h 00
Petites boutiques18 h 00 – 19 h 00
Restaurants (dernière commande)21 h 00 – 22 h 00
Konbini24 h/24
Izakaya (bars-restaurants)23 h 00 – minuit

Fin d’année et Nouvel An (29 décembre – 3 janvier) : de nombreux commerces et restaurants ferment entièrement. Cette période a surpris plusieurs de nos participants.


6. Ce qui a le plus étonné les visiteurs

Au-delà des conseils pratiques, certaines réponses révèlent des observations plus profondes sur Tokyo.

« Les konbini sont incroyables. » Plusieurs participants — notamment venus des États-Unis — ont été bluffés par la qualité des produits chez 7-Eleven, Lawson et FamilyMart. Onigiri, sandwichs, plats chauds, et même un café correct. Certains nous ont directement demandé : « Qu’est-ce que vous me conseillez d’acheter chez 7-Eleven ? »

« Les Japonais sont d’une gentillesse remarquable. » Un participant voyageant avec un handicap physique et une canne nous a confié : « À New York, les gens aident. À Tokyo, les gens aident discrètement — sans vous faire sentir que vous avez besoin d’aide. » Cette observation a marqué notre équipe.

« La ville est d’une sécurité impressionnante. » Des participants ont mentionné avoir laissé leurs affaires sans surveillance, s’être promenés seuls la nuit, et s’être sentis en sécurité comme dans aucune autre grande ville qu’ils avaient visitée.

« J’aurais dû prévoir plus de temps. » Ce commentaire est revenu souvent. Les participants qui avaient alloué 3 à 4 jours à Tokyo disaient systématiquement qu’ils auraient aimé avoir une semaine.


7. Comment les visiteurs se sont préparés — et ce qui a vraiment fonctionné

Nous avons également demandé aux participants comment ils avaient préparé leur voyage. Les sources les plus citées :

  • YouTube — de loin la plus populaire. Plusieurs participants ont mentionné des créateurs spécifiques qui les ont aidés à planifier leur itinéraire.
  • Google Maps — utilisé intensément pour la navigation, la découverte de restaurants et les itinéraires à pied.
  • Instagram — pour l’inspiration visuelle et la découverte de lieux précis.
  • L’anime et les médias japonais — un nombre significatif de participants nous a dit que leur intérêt pour le Japon avait commencé avec l’anime, Studio Ghibli ou le cinéma japonais.
  • ChatGPT et les outils IA — de plus en plus mentionnés en 2026. « J’ai demandé à ChatGPT un itinéraire pour Tokyo, et il m’a recommandé ce cours de cuisine. »

Ce qui a moins bien fonctionné :

  • Les guides de voyage généralistes — les participants les ont trouvés trop vagues et parfois dépassés.
  • Une planification trop rigide — Tokyo récompense la spontanéité. Plusieurs participants ont regretté d’avoir trop chargé leur programme.

Une dernière chose : les expériences qu’ils n’attendaient pas

Voici quelque chose que nous entendons souvent : beaucoup de nos participants n’avaient pas prévu de prendre un cours de cuisine. Ils l’avaient réservé comme « plan B en cas de pluie » ou parce qu’un ami avait insisté. Et c’est devenu le moment fort de leur voyage.

Le même phénomène s’applique à d’autres expériences tokyoïtes. Les meilleurs souvenirs ne sont pas toujours ceux qu’on avait prévus — ce sont ceux qui arrivent parce qu’on leur a laissé de la place.

Si vous préparez votre voyage à Tokyo et cherchez quoi faire, voici quelques guides rédigés à partir de ce que nos participants ont le plus aimé :


Questions fréquentes

Quelle est la chose que les touristes regrettent le plus de ne pas avoir su avant de venir à Tokyo ?

D’après nos conversations avec plus de 1 000 participants, la réponse la plus fréquente est la complexité du réseau de trains de Tokyo — et combien tout devient simple avec une carte IC (Suica ou PASMO) et Google Maps.

Tokyo est-elle une ville sûre pour les touristes ?

Tout à fait. De nombreux participants l’ont décrite comme la ville la plus sûre parmi toutes les grandes métropoles qu’ils avaient visitées. Les objets perdus sont régulièrement restitués, la criminalité violente est extrêmement rare, et se promener seul la nuit est généralement sans risque partout dans la ville.

Est-il nécessaire de parler japonais à Tokyo ?

Non. Vous pouvez vous débrouiller confortablement avec l’anglais et des applications de traduction. Cependant, apprendre quelques expressions — notamment « arigatou » (merci) et « sumimasen » (excusez-moi) — améliore nettement la qualité de vos échanges.

Quel est le meilleur moyen de se déplacer à Tokyo ?

Procurez-vous une carte IC (Suica ou PASMO) dans n’importe quelle gare. Elle fonctionne sur tous les trains, les bus et dans la plupart des konbini. Utilisez Google Maps pour vos itinéraires — il gère bien le réseau multicompagnies. Évitez les heures de pointe (7 h 30 – 9 h 30) dans la mesure du possible.

Combien de temps faut-il prévoir à Tokyo ?

La plupart de nos participants qui ont séjourné 3 à 4 jours auraient voulu en avoir une semaine. Tokyo regorge de choses à faire, et les meilleures expériences viennent souvent du temps laissé libre pour explorer.